Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Commentaires Récents

Albums Photos

Catégories

Mardi 6 mai 2008

Qu’est-ce qu’une agression sexuelle ?

Une agression sexuelle est un acte de pouvoir et de domination de nature criminelle.

C’est une expérience déshumanisante, une violation profonde de l’être humain. Certaines victimes racontent que l’agression les a changées, leur a enlevé quelque chose. Au lieu de la considérer comme une personne, avec respect, l’agresseur a réduit la personne au statut d’objet sexuel : il l’a utilisée comme une chose.

Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou du chantage. Il s’agit d’un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l’utilisation de la force ou de lac contrainte, sous la menace implicite ou explicite.

Il y a agression sexuelle lorsqu’un geste à caractère sexuel est commis sans le consentement libre de la personne qui le subit, et ce, peu importe l’âge, le sexe, la culture, la religion, l’orientation sexuelle de la personne qui commet l’agression ou de celle qui en est victime, peu importe également le lien qui existe entre les deux.

Dans le cas des enfants, on parle plutôt d’abus sexuel. Il s’agit souvent d’une situation où un adulte utilise sa position d’autorité pour obtenir une gratification sexuelle. Il peut s’agir de baiser, de caresse, d’attouchement, de pénétration. Lorsque l’abuseur est en lien de parenté directe (père, grand-père, frère) il s’agit alors d’inceste.

Une grande variété d’expressions sont utilisées pour définir l’agression sexuelle, dont viol, contact sexuel, infraction sexuelle, crime à caractère sexuel, abus sexuel, inceste, harcèlement sexuel, exhibitionnisme/voyeurisme. Prostitution et pornographie juvéniles.

Certains exemples de situation :

  • Un garçon qui fait pression auprès de sa nouvelle petite amie pour avoir un premier contact sexuel dès le début de leur fréquentation.
  • Lors d’une soirée, un jeune homme qui essaie de profiter d’une fille qui a bu en l’incitant à boire davantage pour profiter d’elle sexuellement par la suite.
  • Un instructeur qui laisse sous-entendre à un jeune joueur que s’il ne se laisse faire, il sera mis de côté dans l’équipe.
  • Un oncle qui insiste toujours pour que sa nièce vienne s’asseoir sur ses genoux et la caresse de façon de plus en plus intime.
  • Un homme qui s’introduit par infraction chez une femme parce qu’il la sait seule, et la force à une relation sexuelle.
  • Un patron qui fait souvent à une employée des commentaires à connotation sexuelle et devient de plus en plus entreprenant.

Données statistiques

Ce sont majoritairement des femmes et des jeunes qui sont victimes d’agression sexuelle. En effet, parmi les victimes d’agression sexuelle, 85 % sont des femmes et 62 % sont de jeunes. Même si l’on retrouve des victimes d’agression sexuelle dans tous les groupes d’âge, les femmes de 18 à 24 ans sont les plus touchées. Parmi les enfants de moins de 12 ans, 31 % sont des victimes de sexe masculin.

La plupart du temps, la victime connaît son agresseur. Dans 76 % des cas d’agression sexuelle comptabilisés en 2001, la victime était une personne de l’entourage du présumé agresseur. Celui-ci peut être un membre de la famille, du cercle d’amis, du voisinage, du milieu de travail ou de loisir. Il peut s’agir d’un conjoint ou petit ami ou d’un ex-conjoint ou ex-petit ami.

Conséquences

Même sans violence physique, une agression sexuelle laisse des marques qui guérissent mal. L’intensité de la blessure peut varier d’une personne à l’autre et selon le type d’agression et les circonstances. Les conséquences se manifestent par les problèmes de santé physique et des difficultés psychologiques. Les enfants peuvent de plus vivre un sentiment de trahison lorsque les abus se pratiquent au sein de sa famille.

Voici les principales conséquences observées chez :

  • les jeunes enfants et les adolescents :

o                                sentiment de peur, de trahison, de culpabilité ;

o                                anxiété, dépression ;

o                                faible estime de soi, colère ;

o                                insomnie, cauchemars ;

o                                troubles d'attention, problèmes scolaires ;

o                                comportement sexuel inapproprié en fonction de l'âge ou du niveau de développement ;

o                                problèmes de comportement ;

o                                fugue, prostitution ;

o                                délinquance, consommation d’alcool ou de drogue ;

o                                problème alimentaire (boulimie, anorexie, etc.).

  • les adultes victimes (80 % des cas répertoriés sont des femmes) :

o                                peur des représailles de l'agresseur ;

o                                dépression, angoisse ;

o                                sentiment de trahison, de culpabilité, de honte ;

o                                insomnie, cauchemars ;

o                                faible estime de soi, colère ;

o                                problèmes sexuels ;

o                                idées suicidaires, tentatives de suicide ;

o                                abus d'alcool, drogue ;

o                                maladies transmises sexuellement (MTS, Sida, etc.) ;

o                                manque d'efficacité au travail ;

o                                retrait de la vie sociale, etc...

Certaines conséquences (peur de l'agresseur et de représailles, crainte de la réaction des parents et des proches, sentiment de culpabilité et de honte, etc.) peuvent pousser la victime à ne pas parler de l'agression qu'elle a subie.

Cependant, rompre le silence permet d'atténuer les effets d'une agression sexuelle. Il est donc important d'en parler à quelqu'un.

Veuillez consulter le site www.agressionsexuelle.com pour de plus amples informations.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a également réalisé d'autres campagnes d'information sociétales destinées à soutenir ses orientations :

Ressources

Il existe plusieurs ressources disponibles pour venir en aide aux victimes et aux agresseurs sexuels, mais elles peuvent varier d’une région à l’autre. Il s’agit de contacter le CLSC de votre territoire pour connaître les ressources disponibles.

Pour les victimes d’agression sexuelle :

Pour les agresseurs sexuels :

Tel-Jeunes est une ressource qui s’adresse spécifiquement aux jeunes par écoute téléphonique (1-800-263-2266) ou en répondant via son site Internet : http://www.teljeunes.com

Orientations gouvernementales

Le gouvernement du Québec s’est doté de moyens d’action et a soutenu diverses initiatives permettant de venir en aide aux victimes d’agression sexuelle. En 2001, Les Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle et le Plan d’action qui s’y rattache ont été diffusés, donnant ainsi une série de mesures à prioriser pour contrer ce problème. En ce qui concerne les enfants, l’Entente multisectorielle relative aux enfants victimes d’abus sexuels, de mauvais traitement physiques ou d’une absence de soins menaçant leur santé physique, a été élaborée pour garantir une meilleure protection et apporter l’aide nécessaire aux enfants victimes d’abus sexuels mais aussi de mauvais traitements et de négligence grave.

MYTHE: Les agressions sexuelles ne sont pas un problème répandu.

FAIT : Chaque jour, des femmes sont victimes d'agression sexuelle soit à la  maison, au travail, à l'école ou dans  la rue.

  •  
    • Une enquête de Statistique Canada réalisée en 1993 révèle que  « la moitié de l'ensemble des Canadiennes (51 %) ont été victimes  d'au moins un acte de violence physique ou sexuelle (depuis l'âge de 16 ans). Près de 60 % des femmes qui ont été agressées  sexuellement ont été la cible d'un tel acte plus d'une fois. » (1)
    • Selon une enquête menée en 1984, une femme canadienne sur  quatre sera agressée au cours de sa vie, La moitié de ces agressions  sera perpétrée contre des femmes de moins de 16 ans. (2)
    • Les femmes handicapées sont encore plus vulnérables. Selon une  étude, 83 % de celles qui ont un handicap physique ou mental  seront agressées sexuellement au cours de leur vie. (3)
    • Enfin, d'après un rapport de l'Association des femmes  autochtones de l'Ontario (ONWA), 80 % des femmes autochtones  vivant dans des réserves de l'Ontario ont subi des abus sexuels ou des agressions sexuelles. On estime d'ailleurs que la violence  familiale est huit fois plus répandue chez les peuples autochtones que dans le reste de la population canadienne. (4)

 

MYTHE: Les femmes mentent quand elles disent qu'elles ont été agressées sexuellement parce qu'elles se sentent coupables d'avoir eu des rapports sexuels.

FAIT : Les femmes mentent rarement lorsqu'elles rapportent une agression  sexuelle. D'ailleurs, il est reconnu que les agressions sexuelles sont   rarement déclarées. D'après Statistique Canada, seulement 6 % des cas d'agression sont signalés à la police. (5)

 

MYTHE: Le plus souvent, ce sont des inconnus qui commettent des actes d'agression sexuelle.

FAIT: Les femmes courent plus de danger d'être agressées par des hommes  qu'elles connaissent plutôt que par des inconnus. Parmi les femmes  qui sont agressées sexuellement, on estime qu'entre 45 % (6) et  69 % 7d'entre elles le sont par un homme rencontré au cours d'un  rendezvous amoureux, ou par un amoureux, un conjoint, un ami, un membre de la famille, un voisin, etc.

Vingt (20 %) des jeunes filles au niveau secondaire (8) et quatre  femmes sur cinq au niveau universitaire qui ont participé à des  sondages auraient été victimes d'agressions sexuelles. Vingtneuf (29 %) de ces dernières ont rapporté l'incident. (9)

 Lorsqu'une femme connaît l'homme qui l'a agressée sexuellement,  l'acte d'agression a moins de chance d'être reconnu comme un crime   même aux yeux de la victime. Mais ce geste n'en constitue pas moins un acte criminel au même titre que celui perpétré par un inconnu.

 

MYTHE: La meilleure façon pour une femme de se protéger contre une agression sexuelle est d'éviter d'être seule la nuit dans un endroit sombre et désert, une allée ou un stationnement.

FAIT: La plupart des actes d'agression sexuelle se produisent dans un  domicile privé (60 %), le pourcentage le plus élevé ayant lieu chez la  victime (38 %). L'idée que la plupart des agressions surviennent en  0présence d'inconnus dans des allées sombres peut mener à une  fausse impression de sécurité.  10

 

MYTHE: Lorsque les femmes s'habillent d'une manière « sexy » et qu'elles font des choses plutôt « osées », elles incitent les hommes à les agresser sexuellement. Les femmes qui sont agressées sexuellement « l'ont bien cherché ».

FAIT: L'idée selon laquelle les femmes « le cherchent bien » est souvent  utilisée par des agresseurs qui veulent ainsi justifier leur  comportement. Cette attitude rejette le blâme sur la victime de l'agression, et non sur la personne qui l'a commise.

Les vêtements que disaient porter les victimes d'agression sexuelle et  les comportements qu'elles  affichaient au moment de l'agression  variaient énormément d'une personne à l'autre. Des femmes de tous les âges, de tout type physique, d'origines culturelles, raciales,  religieuses et socioéconomiques  différentes peuvent être agressées sexuellement.

Les femmes ont toujours le droit de refuser des contacts sexuels.   Ce qu'une femme porte, où elle va, ce qu'elle boit ou à qui elle parle  ne veut pas dire pour autant qu'elle demande à être agressée sexuellement. C'est la loi.

 

MYTHE: Les hommes qui agressent sexuellement des femmes sont soit des malades mentaux, soit des hommes qui ont des désirs sexuels excessifs.

FAIT: L'agression sexuelle est un crime de pouvoir, de contrôle et de  violence. Les agresseurs ne sont pas  « malades » ou incapables de  contrôler leurs « pulsions ». Les études et les recherches visant à tracer le profil psychologique du violeur indiquent toutes qu'il s'agit  d'hommes ordinaires, « normaux », moyens. (11)

 

MYTHE: Certains « types » d'hommes sont plus susceptible d'agresser les femmes.

FAIT: Les hommes qui commettent des actes d'agression sexuelle viennent  de groupes d'âge variés et de milieux socioéconomiques et raciaux  différents. On croit à tort que les hommes de couleur ou  appartenant à la classe ouvrière sont les responsables de la plupart  des agressions, mais cette croyance est basée sur les stéréotypes  ancrés dans des préjugés racistes et dans une perception hiérarchique des classes. Derrière une agression, on peut retrouver le  mari, un membre de la famille, l'employeur, le collègue, le médecin,  l'enseignant ou l'avocat de la femme qui est agressée.

 

MYTHE: Il n'y a pas vraiment d'agression sexuelle si aucune arme n'est utilisée, si aucune violence physique n'est commise.

FAIT: On définit l'agression sexuelle comme tout acte de nature sexuelle  non désiré qu'une personne impose à une autre. Selon le Code  criminel, cela peut aller des attouchements et des baisers non désirés à toute forme de pénétration ou d'attaques sexuelles qui blessent la  victime ou mettent sa vie en danger.

 La plupart des actes d'agression sexuelle sont commis par une  connaissance qui est plus susceptible d'avoir recours à des ruses ou à des menaces.

 

MYTHE : Si une femme n'est pas physiquement blessée au cours d'une agression sexuelle, elle ne souffrira pas d'effets à long terme.

FAIT: Même si elles n'ont pas été blessées, neuf femmes sur dix ayant été victimes d'un incident d'agression sexuelle souffrent de problèmes émotifs. (12)

 

MYTHE: Les femmes ne peuvent être agressées sexuellement par leur « chum » ou leur mari.

FAIT: Il y a agression sexuelle chaque fois qu'une personne refuse d'avoir  des rapports sexuels mais. Qu’elle y est forcée  que ce soit dans un  mariage ou lors d'un rendez-vous amoureux. Le Comité canadien sur la violence faite aux femmes estime que  38 % des femmes agressées sexuellement l'ont été par leur mari,  conjoint ou « chum ». (13) Au Canada, les agressions sexuelles qui se produisent au sein d'un mariage sont illégales depuis 1983. Peu de  femmes, cependant, rapportent de tels incidents à la police

Témoignage :

 

Je m’en souviens comme si c’était hier. Il faisait gris et un peu frais. C’était un samedi. Le 15 novembre 2003. J’allais vers cet arrêt de bus. Il était environ 12h15. cet homme est arrivé vers moi. Il m’a dit « tu veux faire l’amour ? ». Plongée dans mes pensées, je ne l’avais pas entendu. Il a alors sorti un couteau et a répété, le couteau sous ma gorge. Je n’avais plus le choix. Je voulais courir mais mes jambes ne me portaient plus. Je voulais crier mais aucun son ne sortait. J’ai voulu éviter ça mais mon corps ne répondait plus à mon cerveau. Il m’a alors frappée et traitée de « Petite salope insolente » Aujourd’hui encore, ces mots résonnent à mes oreilles. Il m’a plaquée contre ce mur noir, dans un recoin, personne ne pouvait nous voir. De toute manière, il n’y avait jamais personne là-bas. Il a baissé mon pantalon puis ma culotte.

 J’étais paralysée par la peur, même les larmes ne sortaient pas. Puis il a ouvert sa braguette et en a sorti son sexe. Ma vue s’est alors troublée. Je ne voulais pas voir ce qui allais arrivé mais j’en étais la principale actrice. Il a forcé mais il a finalement réussi à enfoncé son sexe dans le mien. J’avais mal. J’ai saigné. J’ai cru que j’allais mourir de douleur tellement j’avais mal. A ce moment-là, j’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus. Il a fait un drôle de cri puis il s’est retiré et est parti en courant me laissant là. C’est à ce moment-là que j’ai pleuré. Toutes les larmes de mon corps. Quelque chose en moi s’était brisé. J’ai pleuré pendant près de 2heures avant de réagir. Après ça, je me suis sauvée. J’avais honte. Je me sentais sale. Je ne suis pas rentrée chez moi, je suis allée chez mon meilleur ami. Quand il a vu mon état de choc, il ne m’a pas posé de questions, il m’a simplement prise dans ses bras. Ce viol n’a duré que quelques minutes mais m’a marqué à vie.
 
Les conséquences de ces quelques minutes de ma vie sont multiples et marquantes à vie. Ce viol m’a totalement détruite. Je n’ai plus confiance en personne. Je suis devenue froide, cœur de pierre, cœur de glace. Je ne ris plus, je ne souris même plus. Je suis triste, triste à vie. Je pleure chaque nuit. Je ne mange plus, je ne dors plus. Je survis mais ne vis plus. Je suis devenue transparente. Je rase les murs pour que personne ne me voit. Il faut m’oublier. Oublier que j’existe afin que moi-même j’oublie ce viol. J’ai parfois envie de supprimer ces quelques minutes de ma vie. De faire un retour en arrière et de passer ailleurs le 15 novembre 2003, d’être malade ou d’être accompagnée par quelqu’un, n’importe qui mais ne surtout pas être seule. Avant, je riais tout le temps, j’aimais la vie, j’en profitais, j’aimais les bonnes choses et même si ma vie n’était pas toujours rose, j’étais heureuse de vivre. J’aurais préféré mourir ce jour-là. Mourir pour ne pas vivre ce viol. Mourir pour oublier. Oublier définitivement . C’est impossible d’oublier définitivement quelque chose comme ça. Même si on fait des efforts , il arrive un jour où le souvenir, aussi enfoui qu’il soit dans le fond de la mémoire, ressort pire que jamais. Et quand il ressort, pire que jamais, ça fait mal, très mal, trop mal. On devient fou. Tout s’écroule. Tout s’empire et on cherche à mourir coûte que coûte. Et quand on le raconte, on nous croit pas, on nous prend pour fou, on nous enfonce, on se moque. C’est horrible. On se sent encore plus coupable.
 
Moi, je l’ai raconté. Les mots sont enfin sortis après plus de deux ans d’attente. Les mots sont sortis le 31 décembre 2005 au matin. Je l’ai raconté en fin d’après-midi et personne ne m’a cru. On m’a dit que je manquais de respect par rapport, je cite, « aux filles à qui c’est vraiment arrivé ». Mais à moi aussi ça m’est arrivé, à moi aussi… On m’a dit que si ça m’étais vraiment arrivé, je ne l’aurais pas raconté, que j’aurais plutôt tout fait pour oublier. Mais pour l’oublier, il faut l’exprimer. On m’a dit que mon histoire ne tenait pas debout, que c’était incohérent. On m’a dit que je n’avais pas une tête à me faire violer. On m’a dit que je n’avais pas « à raconter ce genre de choses un soir de réveillon ». Je m’en suis pris plein la gueule et j’en suis sortie encore plus détruite, plus honteuse, je me sentais encore plus coupable. J’ai cru devenir folle. Je me sentais déboussolée, perdue, je ne savais plus quoi faire. Je voulais leur faire confiance mais il ne m’ont pas cru. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi je l’ai raconté ? Pourquoi ça m’est arrivé à moi ? Pourquoi ça existe ces choses-là ? Pourquoi personne n’a de réponses à mes questions ? Pourquoi ?
 
 
Il faut que je me libère, que je le dise mais je ne sais pas comment faire .  
Je n'ai que 14ans ...

par Shadowfangz
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Profil

Présentation

Recherche

Créer un Blog

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Livres sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus